Restreindre l’accès à l’avortement, c’est mettre en danger la sécurité physique et psychologique des personnes marginalisées*, qui écopent toujours en premier lorsque les droits sont menacés. C’est augmenter les injustices et nuire volontairement à la santé des personnes en situation précaire.

Les victimes de cette restriction et de cette condamnation sont toutes les personnes qui possèdent un utérus**, qui voient leurs corps être gérés par une majorité d’hommes politiques non-concernés. Toutes ces personnes qui voient leurs droits brimés, à qui on imposent des décisions qui ont des impacts complètement nuisibles pour leur bien-être, et même leur survie.

Condamner l’interruption de grossesse, c’est assurer une augmentation de mortalité parmi ces personnes marginalisées, qui devront avoir recours à des méthodes très risquées pour avorter, dans des conditions parfois insalubres et non-sécuritaires.

Le corps de chaque personne lui appartient et elle seule peut effectuer tous les choix le concernant. L’autodétermination est nécessaire pour une société plus juste.

*Les personnes trans, les personnes racisé.e.s, les travailleu.r.se.s du sexe et les femmes, entre autres.**Il est primordial de ne pas exclure les personnes trans, queers, non binaires, agenres et genderfluids. Il n’y a pas que les femmes cisgenres qui sont concernées, mais bien tou.te.s celleux qui possèdent un utérus. Les organes reproducteurs ne définissent pas les genres.