La masturbation vulvaire est un énorme tabou dans notre société, ce qui génère beaucoup de conséquences sur la sexualité des personnes concernées*. Un manque d’éducation et une désinformation propagent des idées qui restreignent leur épanouissement.

Ces problématiques découlent du fait que tout est basé sur des idées hétéronormées et cisnormées, comme si la jouissance ne pouvait être atteinte que via la pénétration vaginale avec un pénis. On conditionne les femmes* à concevoir la sexualité de cette manière, en leur inculquant qu’elles doivent être satisfaisantes envers les hommes. Leur plaisir personnel et l’exploration de leurs corps ne sont pas présentés comme étant des priorités, ni comme étant indépendants des pénis.

La découverte de sa propre vulve n’est pas encouragée, tant au niveau visuel qu’au niveau du touché, alors qu’il s’agit d’une bonne façon d’apprendre à connaître son corps et ses préférences. Le clitoris, seul organe qui a pour fonction unique le plaisir, est complètement oublié et ignoré. Pourtant, plusieurs ont réellement besoin d’une stimulation clitoridienne pour jouir. Il n’y a pas que le vagin qui est présent, mais bien un organe complet avec plusieurs parties différentes, lesquelles peuvent évidemment devenir des sources de plaisir.

La sexualité ne se résume pas à la pénétration vaginale, et un pénis n’est absolument pas nécessaire pour atteindre l’orgasme.

Chacun.e a ses propres préférences, et c’est très bien d’expérimenter en solo.

*Toute les personnes qui possèdent une vulve sont incluses dans le propos, indépendamment de leurs genres : femmes cisgenres, personnes trans, non binaires, agenres, etc.