Peu importe les raisons derrière une grossesse, chaque personne est la seule et unique qui détient l’ensemble des droits sur son corps et ses décisions. Ce n’est aucunement honteux d’avoir recours à une ou plusieurs interruptions de grossesses dans une vie.

Il existe beaucoup de double standards dans les visions collectives. Une personne enceinte* suite à une relation non protégée sera dénigrée et pointée du doigt, comme si elle avait moins le droit à l’avortement qu’une autre. Ces idées découlent aussi grandement du slutshaming et du sexisme. Il suffit de penser aux hommes cis qui ont des relations non protégées, qui ne vivent pratiquement jamais avec ces jugements. Leurs corps ne sont pas policés, leur crédibilité n’est pas détruite.

Aucun individu n’a le droit de juger et d’évaluer les situations d’autrui : toutes les raisons pour lesquelles une personne souhaite mettre fin à une grossesse sont valables et doivent être respectées. Il n’y a aucun comptes à rendre, ni de justifications à faire.

Il faut cesser cette promotion de la culpabilité et du jugement envers les personnes qui subissent ces procédures. Des conséquences réelles au niveau de leur santé mentale s’en suivent fréquemment à cause des préjugés. Un meilleur encadrement psychologique doit être offert aux personnes qui subissent un avortement.

C’est en restreignant et en condamnant les interruptions de grossesses qu’on condamne une partie de la population à vivre avec de graves répercussions au niveau de leur santé physique et mentale.

Chaque personne doit être en mesure d’avoir accès facilement à l’avortement dans le respect et la considération, partout et en tout temps, peu importe son poids, son genre et son vécu.

*Toutes les personnes qui possèdent un utérus et qui sont fertiles peuvent être enceintes, indépendamment de leurs genres, qui n’est pas défini par l’apparence et la fonction des organes génitaux.