Tu te sens seul.e pis tellement bizarre. Un peu comme si personne ne comprenait ta vie qui semble toujours partir partout, mais jamais là où tu voudrais l’envoyer. T’as l’impression de viser mal, de constamment finir par lancer ta flèche en plein milieu de la maudite grande cible des douleurs pis des déceptions.

Tu ne comprends pas ta tête, sauf lorsqu’elle te crie des mots pas très beaux. Elles sont faciles à croire, toutes ces phrases qui te dénigrent et te rendent coupable d’exister.

Tu crois dur comme fer que tu ne vaux pas grand chose, dans le fond. Que toutes ces personnes qui t’entourent ne t’aiment pas vraiment. Elles doivent probablement juste se forcer par pitié une fois de temps en temps.

Tu es persuadé.e d’être un fardeau immense qui se déverse sur le quotidien du monde. Une lourdeur émotionnelle dont on se passerait bien.

Ton cerveau réussi à te convaincre que tu mérites ces difficultés qui te percutent. Que c’est juste toi le problème. Que t’es rien qu’un.e fucké.e qui dérange tout le monde avec ses ostis d’histoires compliquées.

Tu te demandes parfois pourquoi t’es encore là, alors que tu te sens lâche, faible et tellement inférieur.e aux autres. Mais la réalité, c’est que tu n’es pas inférieur.e à qui que ce soit.

Tu mérites d’être aimé.e pis d’être écouté.e en tout temps, parce que ta vie est importante. Tu n’es pas seul.e, et beaucoup de personnes tiennent à toi. Tu n’es pas la cause derrière les épreuves que tu subis. Se sentir mal n’est jamais un choix.

Il existe des professionnel.le.s de la santé qui peuvent t’aider à te sentir mieux. Parce que oui, c’est possible que tu cesses de ressentir cette solitude, ce vide, cette déprime et cette souffrance qui te bloquent la gorge. Tu n’es pas condamné.e à vivre dans la douleur.

Tu as le droit d’obtenir du soutien, et tu mérites qu’on te considère et te respecte entièrement. Ce n’est pas honteux d’aller chercher de l’aide, au contraire. Tes sentiments, ta vie, ton vécu et ton identité sont tous valables. Tu es une belle et merveilleuse personne, même si des maudits gros orages te couvrent présentement les yeux.