Il faut cesser d’invisibiliser les personnes marginalisées qui ne correspondent pas aux normes de notre société. Nous agissons collectivement comme si une partie de la population n’existait pas, comme s’il s’agissait de personnes inférieures à ne pas considérer. Elles n’obtiennent pratiquement aucun espace dans les médias, dans les films, dans les espaces publics, dans les carrières, dans la politique, dans le quotidien général de tout le monde. Leurs vies sont présentées d’une manière stéréotypée, basée sur les préjugés oppressifs.

Actuellement, ce sont toujours les mêmes individus qui bénéficient de privilèges, détiennent le pouvoir et conçoivent un système à leur image.

Tous.tes ces autres qui vivent de la stigmatisation, des violences et des injustices, font face à des difficultés incomparables en fonction de leur identité et de leur situation. Iels sont intimidé.e.s et ridiculisé.e.s dans l’imaginaire comme dans la réalité. Ces personnes ne sont pas inférieur.e.s et ne doivent pas être traitées ainsi. Ce n’est pas parce qu’on vous mentionne que vous êtes en situation de privilège qu’on invalide votre vécu et votre ressenti. Il s’agit simplement de reconnaître que d’autres vivent des problématiques qui ne se résument pas à un seul cas individuel, que leurs difficultés sont directement liées et influencées par les oppressions qu’elles vivent dans tous les contextes de leur vie.

Il faut cesser de nier l’existence des privilèges. C’est en apportant des modifications dans notre façon d’agir et de voir les choses qu’on peut débuter les changements significatifs.

Les personnes grosses, racisées, trans, non binaires, LGBTQQIAP2S+, les personnes touchées par des conditions physiques et/ou mentales, les personnes en situation économique précaire et les personnes sans domicile fixe, entre autres, ont toutes leur place dans notre société.

Elles doivent être écoutées et respectées. Tant par la collectivité que par l’ensemble de la population.