Ton coeur ne bat pas pour qu’on te catapulte des insultes et qu’on te rabaisse quotidiennement.

Ton apparence n’existe pas dans le but d’être dirigée par les standards toxiques, dans le but d’être jugée et catégorisée pour te laisser teinté.e d’une honte générale qui te coupe l’estime à la plante des pieds.

Ta tête n’est pas un lieu de rencontre pour que les violences qu’on te lance se construisent une petite maison pour s’y établir officiellement.

Tes lèvres ne sont pas présentes sur ton visage pour qu’on y pratique la couture en censurant ton droit de parole et tes libertés.

Ton corps n’existe pas pour qu’on y joue des airs qui ne te plaisent pas.

Tes mains n’existent pas dans le but de servir et de satisfaire ces autres qui ne se soucient pas de tes propres désirs.

Ton identité n’est pas une chose fictive qui doit t’être imposée, rentrée au plus profond du crâne pour te conformer aux normes cultivées.

Tu n’es pas en vie dans le but qu’on déverse sans cesse une chute de mots qui te rendent coupable d’exister. 

Tu n’es pas en vie pour qu’on répande les préjugés crasseux du monde entier sur tes épaules, pour qu’on renverse la haine quotidienne et les problèmes sociaux dans ta tête, pour qu’on tente de salir à perpétué la personne que tu es.

Personne n’a de droits sur tes décisions, ton consentement, ton apparence, ta parole, ton identité et ta vie. Tu es important.e et valable, et tu n’existes pas dans le but qu’on te gère et qu’on t’impose quoi que ce soit.